FORMATION - La CCISM et EDT ENGIE créent le Label Installateur Photovoltaïque
Sous l’impulsion de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Services et des Métiers de la Polynésie française (CCISM) et EDT ENGIE, une convention créant le comité de labellisation des installateurs photovoltaïques en Polynésie française a été signée ce mardi 18 août. Ce comité réunit, aux côtés des deux acteurs, Synergie solaire de Polynésie, groupement d’entreprises de la filière photovoltaïque, la Direction polynésienne de l’énergie, le comité des entreprises d'assurances COSODA de Polynésie française, et 4 bureaux de contrôle agréés (SOCOTEC, BUREAU VERITAS, EURL ACTE et TAHITI CONTRÔLE TECHNIQUE).
Les installateurs labellisés pourront réaliser eux-mêmes la mise en service et le raccordement au réseau public de distribution d’électricité de la très grande majorité de leurs installations, avec des procédures allégées. Un gain de temps direct et des forfaits de raccordement allégés pour leurs clients.
Le photovoltaïque connaît en Polynésie française une croissance rapide. Chaque installation nouvelle vient se raccorder au réseau public de distribution : sa conception, sa pose et son raccordement engagent la sécurité du client, celle de l’installateur et celle des équipes qui interviennent ensuite sur le réseau. C’est le constat partagé qui a conduit les acteurs de la filière à se réunir.
Le label repose sur un parcours de formation exigeant. Seize heures de théorie sont dispensées par la CCISM, complétées par quatre heures de pratique et un examen encadrés par EDT ENGIE, portant notamment sur le raccordement, le contrôle du dispositif de découplage et la sécurité du réseau. Une première session a réuni treize professionnels au début du mois d’août. La prochaine se tiendra du 5 au 6 octobre 2026 dans les locaux de la CCISM, puis le 7 octobre au centre de formation d’EDT ENGIE.
La démarche est volontaire. Une entreprise qui souhaite être labellisée dépose un dossier, instruit par le comité. La recevabilité suppose notamment qu’elle ait fait former un nombre minimum de ses salariés. Lorsque les conditions techniques, administratives, assurantielles et de formation sont réunies, le label lui est attribué pour une durée de trois ans.
Pour les particuliers et les entreprises qui envisagent une installation solaire, le label constituera un repère simple. Une liste des installateurs photovoltaïques labellisés sera publiée sur le site Internet de la CCISM ccism.pf, et un macaron sera délivré à chaque entreprise labellisée.
Le parcours de labellisation
Les critères de labellisation incluent :
- les compétences techniques (agents techniques de référence labellisés installateur PV, habilitations électriques et travaux en hauteur),
- les références d’installations (2 installations photovoltaïques minimum réalisées et validées par un bureau de contrôle agréé)
- les garanties administratives et assurantielles.
Le label est attribué pour une durée de trois ans à compter de sa date de délivrance, sous réserve :
- de présentation des justificatifs administratifs requis à une fréquence annuelle
- du contrôle concluant sur la période du label de 2 installations photovoltaïques sélectionnées de manière aléatoire
Le label peut être renouvelé sur demande de l’installateur, sous réserve du dépôt d’un dossier complet et de la vérification du respect continu des exigences du référentiel de labellisation.
Il peut être suspendu ou retiré en cas de non-respect des exigences, notamment en matière d’assurance et d’habilitations électriques et travaux en hauteur. En particulier, le label est automatiquement retiré en cas de départ de la société de l’ensemble des agents techniques de référence labellisés installateur photovoltaïque.
Le comité de labellisation
Le comité instruit les demandes et attribue le label. Aucune des parties n’y décide seule : chaque membre y apporte une expertise que les autres n’ont pas.
- CCISM : La formation théorique et l’ingénierie des parcours labellisant.
- EDT ENGIE : L’expertise du raccordement et de la sécurité du réseau public de distribution.
- Synergie : La représentation des professionnels du secteur.
- Direction Polynésienne de l'Énergie : Le cadre réglementaire et la politique énergétique du Pays.
- COSODA : Le volet assurances et la couverture des risques.
- Bureaux de contrôle : La vérification technique des installations.
Pourquoi ce label, et pourquoi maintenant
Le solaire est devenu en quelques années une composante structurante du mix électrique polynésien. Pour l’île de Tahiti, plus de la moitié de l’électricité est produite à partir de sources renouvelables.
Cette progression se lit dans les raccordements : à fin 2025, près de 4500 installations photovoltaïques sont raccordées au réseau de distribution publique de Tahiti, avec une progression de plus de 40% sur 3 ans, et un volume qui a plus que doublé ces 6 dernières années.
Une installation bien conçue, bien posée et bien raccordée, c’est de la production propre supplémentaire sur le réseau. Une installation mal réalisée, c’est un risque : pour le foyer ou l’entreprise qui l’a fait installer, pour le professionnel qui intervient dessus, et pour les équipes du distributeur.
Aucun cadre ne permettait jusqu’ici de distinguer les entreprises formées à ces exigences. Le label vient combler ce manque en s’appuyant sur les acteurs déjà présents, plutôt qu’en créant une structure supplémentaire.
La mise en place de ce nouveau label contribue à :
- garantir la qualité, la sécurité et la conformité des installations photovoltaïques,
- structurer la filière par une professionnalisation des installateurs,
- faciliter le raccordement au réseau public de distribution tout en garantissant la sécurité des opérations.
Ce que le label change, et ce qu’il ne fait pas
Pour un foyer ou une entreprise qui envisage d’installer des panneaux solaires, la question la plus difficile est celle du choix du professionnel. Une entreprise labellisée a fait former ses salariés aux règles de l’art et aux exigences de sécurité, et son dossier a été examiné par un comité réunissant les acteurs de la filière.
- Le label ne se substitue pas à la responsabilité de l’entreprise qui réalise le chantier, ni à ses assurances.
- Il ne conditionne pas le droit d’exercer : les entreprises non labellisées poursuivent leur activité.
- Il ne porte pas sur le prix des prestations, librement fixé par chaque entreprise.
Contacts presse et visuels :
| CCISM | Maeva Van Bastolaer 40 47 27 05 communication@ccism.pf |
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EDT ENGIE |
Amélie Corbin de Broca 87 79 25 24 amelie.corbindebroca@edt.engie.com |















